ON FAIT QUOI AUJOURD’HUI ?

Bien planter un arbre ou un arbuste

Vous venez de choisir les plantes idéales pour votre jardin mais vous ne savez pas comment faire pour les planter ? Pas de panique ! Jardinier débutant ou chevronné, munissez-vous d’une bêche et d’un arrosoir… et suivez les instructions du coach !

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bien entretenir ses plantes

Bien entretenir vos plantes

Vous avez trouvé une place pour chacune de vos plantes préférées, vous les avez soigneusement plantées là où elles pourront s’épanouir... Vous profitez désormais d’un véritable espace de verdure qui vous ressemble. Mais si vous voulez en conserver tout l’attrait, il aura besoin d’un peu d’attention ! Voici les soins que le coach vous recommande d’apporter à vos plantations.

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Questions les plus fréquentes pour planter et entretenir

Le coach SILENCE ça pousse vous livre les conseils et réponses aux questions que vous avez le plus souvent posées pour planter et entretenir vos plantes.

 

Puis-je acheter et planter un arbre ou un arbuste à n'importe quelle période ?

Oui, vous pouvez planter un arbre ou un arbuste acheté en conteneur n’importe quand, mais sachez prendre les précautions nécessaires selon la période :

  • Si vous plantez au printemps ou en début d’été, soyez vigilant et arrosez copieusement votre plante tous les deux jours,
  • Si vous plantez à l’automne, le sol encore chaud favorisera l’enracinement rapide de votre plante, gage d’un démarrage amélioré au printemps. Vous ferez également des économies d’eau, les précipitations automnales prenant le relais de vos arrosages,
  • Si vous plantez en hiver, faites-le sur sol dégelé.

Vaut-il mieux planter en pot ou en pleine terre ?

Une plante est plus autonome lorsqu’elle est installée en pleine terre, et nécessitera un peu moins de vigilance. Quand vous plantez en pot, respectez les besoins de la plante avec un substrat adapté et une exposition qui lui convient, et surveillez bien son arrosage.


Vous pouvez également consulter les 6 étapes d’une bonne plantation. (vers page « Planter un arbre ou un arbuste » )

Quelle taille de trou dois-je creuser pour planter ?

En moyenne, il faut creuser au minimum deux fois la taille du pot en largeur, et une fois et demi la taille du pot en profondeur. Sachez que plus la fosse de plantation est grande, plus votre arbre se développera de façon optimale. En effet, une fosse large et profonde permet d’aérer le terrain autour de la plante, et de favoriser l’oxygénation de la flore et la faune du sol, libérant ainsi des éléments nutritifs et favorisant le développement des racines.

Dois-je systématiquement utiliser du terreau pour la plantation ?

Installer du terreau, mélangé à la terre, autour de la motte lors de la plantation permet à la plante d’avoir une transition entre son substrat et la terre du jardin. Le terreau est aussi plus meuble, donc plus facile à explorer rapidement par les racines, tout en assurant un apport en humus et matière organique disponible.

Faut-il prendre du terreau universel ou chaque plante a-t-elle besoin d’un terreau spécifique ?

Avec du terreau universel vous avez déjà une bonne base pour amender votre terrain.
On peut faire une terre sur mesure pour chaque plante assez simplement avec quelques ingrédients basiques : du gravier, du sable et du compost. Il suffit ensuite d’adapter les proportions selon le type de plante :

  • Pour une plante méditerranéenne, le sol doit être très drainant et chaud : en plus du terreau, ajoutez davantage de sable et de gravier (ou tout autre matériau drainant) que dans un autre mélange,
  • Pour une plante de sous-bois qui a besoin d’humus : ajoutez simplement du compost à votre terre,
  • Pour une plante acidophile qui nécessite un sol frais et acide : la terre de bruyère est le substrat idéal. La véritable terre de bruyère est issue des sous-bois et récupérée dans le respect de la nature.

Les soucoupes sous le pot de mes plantes sont-elles vraiment utiles ?

Oui, elles sont utiles pour bien imprégner la terre au moment de l’arrosage. Il faut simplement éviter qu’elles soient remplies en permanence. Videz-les si nécessaire quelques heures après l’arrosage, pour éviter que l’eau stagnante ne détériore le terreau et les racines par asphyxie.

Quel type de pot vaut-il mieux acheter ?

Chaque qualité de pot a ses avantages :

  • Pour la fraîcheur et l’aération de la motte, les pots en terre sont plus adaptés que les pots en plastique car ils régulent bien les écarts de température. Vérifiez qu’ils sont bien percés d’un trou pour évacuer l’eau. Ils peuvent s’assécher rapidement en situation ensoleillée et venteuse : un paillage en surface limitera l’évaporation et le gel.
    Si vous voulez des pots qui ne s’abîment pas et résistent au gel, choisissez une qualité « non gélif ».
  • Les pots en plastique sont légers, offrent de multiples coloris et sont peu onéreux. Ils limitent l’évaporation d’eau et gardent bien l’humidité. Vous pouvez y créer une réserve d’eau en mettant du gravier sur dix centimètres au fond et faire le trou de drainage sur le côté. Attention, les pots en plastique s’échauffent aussi plus facilement, surtout s’ils sont exposés au sud ou à l’ouest et lorsqu’ils sont de couleur foncée.

Comment éviter que mon pot en terre cuite ne se fende avec le gel ?

C’est l’eau contenue dans la terre cuite qui, en gelant, fend le pot. Dans les régions très froides, retirez la soucoupe et posez le pot sur des cales de bois pour éviter les remontées d’humidité et de froid. A l’automne, limitez l’arrosage pour sécher la motte de votre plante et la poterie. Pendant l’hiver, arrosez votre plante avec de petites quantités d’eau pour éviter une sécheresse dite froide.

J’ai acheté une plante en jardinerie il y a quelques jours mais les fleurs sont déjà flétries. Que faire ?

Faites tremper le pot dans un seau d’eau jusqu’à ce que plus aucune bulle d’air ne remonte de la motte de terre. Sortez-le et laissez-le s’égoutter, puis mettez la plante à l’ombre. Le lendemain les fleurs se seront relevées. Si ce n’est pas le cas, alors la plante était déjà en fin de floraison.

Peut-on planter une glycine dans un bac ?

La glycine est une plante grimpante robuste, de grand développement, dont la culture est plus facile en pleine terre. La mettre dans un bac est possible, si celui-ci est suffisamment grand. Vous devrez faire des apports de matière organique fréquents (terreau ou compost), tout en surveillant l’arrosage. La taille du branchage doit être plus sévère pour conserver un équilibre entre quantité de racines et quantité de feuillage.

Les feuilles de mon hortensia ont jauni après la plantation.

Si vous avez éliminé les problèmes d’arrosage, c’est peut-être votre sol qui n’est pas suffisamment acide. Si votre sol est trop calcaire, vos hortensias ne peuvent absorber le fer et le magnésium qui leur est indispensable, ce qui bloque la production de chlorophylle : c’est alors que les feuilles jaunissent tout en gardant des nervures vertes, c’est la chlorose.


Pour lutter contre la chlorose, utilisez d’abord un produit anti-chlorose du commerce, très efficace en quelques semaines pour reverdir les pousses de votre hortensia, puis modifiez l’acidité de votre sol par des apports fréquents de compost très décomposé et de terre de bruyère.


Il est aussi possible que votre eau de robinet soit trop calcaire : privilégiez alors l’eau de pluie, naturellement acide, pour arroser votre hortensia.

Mon rosier perd ses feuilles après la plantation

Cela peut vouloir dire que la plantation lui a fait subir un stress important. Certaines plantes réagissent à un manque d’eau ou un changement de sol en perdant une partie de leurs feuilles. Surveillez bien l’arrosage, attendez de nouvelles pousses qui ne tarderont pas.

Mon buis est dévoré par des chenilles vertes et noires. Que puis-je faire ?

Ce sont des pyrales du buis, chenilles qui ravagent les buis en quelques jours : il faut agir vite. Utilisez un produit de lutte biologique à base de bactéries qui déciment les chenilles, ou un insecticide systémique.


Demandez à un conseiller agréé en jardinerie de vous donner tous les conseils utiles pour utiliser ces produits.

Quels sont les travaux minimum pour entretenir mes plantes ?

Il faut avant tout penser à observer vos plantes régulièrement pour identifier leurs premiers signes de faiblesse. Arrosez quand c’est nécessaire. Sur vos arbres tuteurés, desserrez les attaches tous les 6 mois, amendez en engrais ou compost les plantes qui vous semblent affaiblies, taillez les fleurs et branches mortes et ramassez les feuilles tombées à l’automne. Une fois par an, taillez les arbustes à floraison estivale au tout début du printemps, ceux à floraison printanière juste après la floraison.

Dois-je tailler mes arbres fruitiers ?

Oui, car la taille favorise la mise à fruit plus rapide et accélère la formation de bourgeons à fleurs (donc à fruits) plutôt qu’à bois, et permet de garder des arbres productifs.


Reportez-vous à la rubrique « Entretien » de nos fiches plantes : une bonne taille de formation peut suffire. Une taille « fruitière » plus élaborée convient aux formes palissées et aux jardiniers appliqués, soucieux d’une production optimale.


La taille des fruitiers est une discipline à part entière. Chaque espèce a ses spécificités, mais les grands principes de base sont les suivants :

  • La taille des arbres à pépins s’effectue en janvier ou février, celle des arbres à noyaux s’effectue en été ou après la récolte. Ces derniers ont surtout besoin de tailles légères de maintien (de leur hauteur par exemple) au printemps, de nettoyage et d’aération.
  • Choisissez un jour sans gel, de préférence sous un ciel couvert : l’humidité ambiante assurera à l’arbre des conditions climatiques favorables pour supporter la taille,
  • Le sécateur doit être affuté et propre pour obtenir des coupes franches qui facilitent la cicatrisation de l’arbre tout en limitant le risque de maladies,
  • A la plantation, préservez trois à quatre branches bien réparties pour former des charpentières et supprimez les branches superflues. A la saison suivante, aérez l’intérieur du branchage pour que l’air circule mieux et que la lumière y pénètre. Supprimez les branches qui se touchent, se croisent ou sont abîmées. Supprimez aussi les « gourmands », jeunes branches trop vigoureuses qui poussent rapidement et verticalement et se développent au détriment des branches secondaires horizontales qui portent des fruits.

Mes pommes sont véreuses. Quel traitement ou soin puis-je apporter à mon arbre ?

Pour éviter le petit vers (carpocapse) dans la pomme, il faut anticiper son apparition.


Pour cela, l’hiver, brossez l’écorce de vos pommiers avant de vaporiser une huile paraffinique (traitement d’hiver du commerce) sur tout le branchage pour asphyxier les œufs du carpocapse. C’est un traitement d’hiver simple qui peut s’utiliser en agriculture biologique.


Ensuite, restez vigilent, surtout lors de la formation des toutes jeunes pommes car c’est à ce moment que le ver rentre à l’intérieur. Utilisez du savon noir dilué en vaporisation, ou renseignez-vous auprès de votre conseiller agréé en jardinerie sur les traitements possibles.

Comment planter et entretenir un conifère en bac ?

Pour installer un conifère en bac, choisissez un grand pot, car il faut de l'espace aux racines des conifères pour que la partie aérienne se développe.


Demandez également une variété à petit développement qui s’adapte bien à la culture en pot.
Déposez une couche drainante de 2 à 5 cm au fond du pot (pouzzolane, graviers, billes d'argile, tessons de pots de terre etc...). La terre sera idéalement un mélange de :

  • 1/3 de terre de jardin (moins si elle est argileuse car le mélange doit rester drainant, l'eau doit s'écouler).
  • 2/3 de terreau

 

Un apport d'engrais complet en billes qui se décomposent en 12 à 24 mois mélangé à la terre, peut permettre de garantir une bonne santé à votre conifère : une petite poignée par pot suffit.
Pensez à garder une hauteur de 5 cm minimum entre le haut du pot et la surface de terre, afin d'arroser abondamment et régulièrement. Un conifère qui souffre de sécheresse peut subir des attaques d’acariens qui font brunir ses aiguilles.

 

Vous pouvez aussi couvrir la surface du pot d'un paillage afin de limiter l'entretien et l'évaporation. Les aiguilles de Pin, ou autres feuilles de conifères, acidifient le sol et favorisent la croissance de votre plante, mais tout autre type de paillage convient. 

Comment protéger mes plantes en hiver ?

Choisissez de préférence des plantes adaptées au climat de votre région, il sera plus facile de les protéger. Paillez au sol avec des écorces broyées, des plaquettes de bois, des paillettes de lin ou de cacao. Lors de grands froids, vous pouvez utiliser en complément la paille, les cloches en verres, ou les voiles d’hivernage. Lors d’épisodes neigeux, faites tomber délicatement la neige accumulée sur les branchages et les feuillages des arbustes persistants.

Comment évaluer la nature de mon sol ?

Pour des renseignements très précis, un kit d’analyse de sol du commerce vous donnera la texture, le pH de votre sol, sa composition détaillée et les pratiques à mettre en œuvre pour l’améliorer efficacement sans vous tromper.


Cependant vous pouvez facilement déduire la nature de votre sol, en fonction des indices suivants :

  • Votre sol est facile à travailler en toutes saisons, reste aggloméré en petites mottes friables, ne se transforme ni en poussière l’été, ni en blocs compacts l’hiver.
    Votre sol est alors une « bonne terre de jardin équilibrée ».
    Plus elle est foncée, plus elle est riche.
    Toute une faune microscopique y vit et le rend fertile. Les vers de terre sont les plus visibles de cette faune du sol et participent au maintien de sa qualité. Si vous en trouvez beaucoup, c’est que votre sol est bien vivant, fertile.
  • Prenez une boule de terre de votre jardin dans votre main et pressez là fortement. Quand vous ouvrez la main, si la boule reste très compactée, forme un boudin, votre sol est argileux. Vous pouvez l’améliorer en y mélangeant du sable et du terreau/compost. Le drainage peut être amélioré si ce sol est très lourd, avec du gravier ou en plantant sur butte.
  • Si la boule de terre tombe en poussière, votre sol est sableux ou limoneux, vous pourrez l’améliorer avec du compost.

 

Comment connaitre le pH de son sol ? Grâce aux plantes naturellement présentes !

  • Acide : Bruyère ou Callune, Châtaignier, fougère-aigle, Oseille, Ajonc, Myrtille, etc...
  • Calcaire : Erable champêtre, Cornouiller sanguin, Viorne lantane, Pimprenelle, etc...

 

L’odeur de votre terre vous aidera aussi : l’odeur de mousse et de champignon disent d’un sol qu’il est humifère (riche en humus vivant et fertile), une odeur nauséabonde que votre sol est gorgé d’eau et asphyxiant.

 

 

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