Pas de panique chez Mathieu et Marion

Un jardin tout en profondeur et un grillage long comme la muraille de Chine, qu’il faut rendre moins présent. Baignade interdite, au moins nous aurons échappé au spectacle de Stéphane en maillot, avec sa bouée à tête de canard. La partie de pêche, si elle n’a rien de convaincant, nous semble plus raisonnable. C’est le moment de filer chez Mathieu et Marion qui eux sauront exploiter les véritables talents de Stéphane.

 

Mathieu MarionLes panneaux sont distribués sur toute la longueur en alternant les motifs, des fixations permettant de les planter dans le sol sont mises en place, ils sont attachés à la clôture.
C’est parti, les premières fosses sont creusées, et y en aura beaucoup, arrivent un cassis fleur et un joli petit cerisier du Japon.
Un griselinia prend place, l’idée en effet consiste à alterner des végétaux ordinaires avec d’autres plus précieux. Un jasmin d’hiver va voisiner avec un grevillea et deux clématites au feuillage persistant.

 

Un dodonaea est même permis dans ce jardin au climat doux. Des fosses, des plantes et jamais les mêmes, cela semble ne plus s’arrêter, ce n’est pas une haie ni un roman mais une saga. Les pots sont percés et le drainage versé, le terreau peut arriver pour accueillir une cordyline et une agapanthe dont la couleur attend de la compagnie.
Des tuteurs tout à fait zinzin guident un actinidia kolomikta, qui sera rejoint par les ipomées. Les échalas de la vigne sont remplacés car elle méritait bien un support plus fiable. Les fils sur lesquels repose cette vigne sont retendus, avant de passer sous le magnolia dénudé où sont plantées différentes primevères, et des ancolies qui plus tard sauront fleurir à l’ombre de l’arbre à feuilles. Tiens des lanternes, serait-ce terminé ?

 

En installant leur clôture indispensable pour de bonnes relations avec le voisinage, Mathieu et Marion ne pensaient pas qu’elle attirerait toute l’attention et le regard. Sur autant de longueur, comment l’oublier un peu sans construire un mur de végétation et d’ennui.

 

Stéphane a répondu en multipliant les solutions, alternant les panneaux décoratifs, mais pas trop, les buissons et les lianes. Il ne restait plus qu’à redonner un peu de dessin par la taille de la vigne, et de la couleur par les pots et les fleurs, afin que nos jeunes propriétaires puissent enfin se sentir bien dans leur jardin.

 

Plantes utilisées : pittosporum ‘Irene Paterson’, ceanothe, prunus incisa ‘Kojo No Mai’, jasmin, actinidia kolomikta, rosa banksiae ‘Lutea’, bergenia, ribes, sanguineum ‘King Edward VII’, lonicera fragrantissima, grevillea juniperina, griselinia littoralis, agapanthus blue, rosa banksiae ‘Lutea’, primula.