Pas de panique chez Hélène

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Se remettre en question, provoquer la perte de l’équilibre, créer une situation propice au vertige. Ils ne seront pas trop de deux car il y aura de la grosse taille. Après avoir pris des risques inconsidérés, Stéphane reprend pied dans le jardin d’Hélène, qu’elle découvre et voudrait apprivoiser.

 

Pas de panique chez Hélène

Les rosiers sont raccourcis par une taille comme ils n’en avaient pas connu depuis au moins deux ans. Même lorsqu’ils ne sont pas arrachés, les rosiers-buissons sont raccourcis de deux tiers, cela les oblige à se reposer et produire de belles tiges florifères.
Toujours de la taille, cette fois c’est le jasmin étoilé qui s’est entassé sur la palissade, il faut le réduire sans le défigurer. L’arche dégradée est arrachée, un autre modèle assez similaire est positionné dans ses marques, puis vissé.

 

Le treillage en plastique qui couvrait le côté de l’abri de jardin, est substitué par un nouveau en bois, dans le même vert.
C’est le moment de retourner toute cette terre, elle est très lourde, et il faut viser entre les plantes déjà installées. Du fertilisant est répandu sur toute la surface et un peu de terreau redonne de la souplesse au sol.

 

Les plantes commencent à faire leur entrée, il y a du beau monde. Dans la partie en pointe du jardin, Stéphane installe des plantes aux feuillages persistants. Choisissant des teintes plutôt claires pour retenir la lumière, promettant un fort développement afin d’occuper cet espace où l’œil et seulement lui, va se promener.
Ensuite ce sont des arbrisseaux, tels que des bruyères, des fusains nains et des nandinas qui dessinent les bords du chemin.

 

Le sol est couvert d’une multitude de plantes à fleurs : un tapis des primevères, des myosotis, des violettes et toutes peuvent se ressemer ou s’installer ici pour longtemps.
À l’ombre viennent les fougères et quelques pervenches. Un paillis de pétales de bois couvre les intervalles.
Stéphane agrafe un film géotextile sur lequel il répand des pétales d’ardoise, puis encadre cet espace en plantant des branches de bouleau, qui forment une sorte de barrière. Il y pose ensuite un fauteuil du même bois. Des lumières et voilà !

 

Hélène est rassurée, peut-être ne se serait-elle pas lancée toute seule dans cette réinvention du jardin. Ensemble, ils ont pu repérer toutes les plantes en dormance dans le sol : les pivoines et les géraniums vivaces. Faire également le tri dans les rosiers, avant de restaurer, de retailler, pour enfin commencer à introduire de nouveaux végétaux, afin de donner une couleur inédite au jardin. Enfin le plus important, est aussi d’avoir su créer un endroit où pouvoir se reposer, lire ou contempler. Parce que sans cela, le jardin n’est rien !